Catégorie : selection
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La verte forêt des métamorphoses
Cahiers Renaud Barrault, n° 101, avril 1981. « Sous cinq brasses d’eau dort ton pèreDe ses os naît le corailDe ses yeux naissent les perlesRien en lui d’évanescentQue la mer ne métamorphoseEn précieuse, étrange chose. » Shakespeare, La Tempête [1] La transformation première, primordiale, c’est la dernière, l’inéluctable, celle qui met des trous à la place des…
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Gertrude Stein : l’écriture et l’exil
Les Temps modernes, n° 417, avril 1981. Gertrude Stein. On peut, après avoir prononcé son nom, laisser flotter les images. Le portrait de Picasso, exécuté quand elle n’avait pas encore, comme dit William Gass, « recouvert son nom d’un nom », qu’elle ne savait pas encore qu’elle deviendrait Gertrude Stein. Mais Picasso, lui, le savait,…
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Avec lui, sans lui
Sorcières, n° 23, 1980 L’enfant. Je m’aperçois que je ne peux pas écrire son nom, ni le vrai, ni un faux. Une espèce de réaction archaïque, de superstition. Si je livre son vrai nom — qu’il porte depuis une dizaine d’années, par lequel il s’est constitué une identité, qu’il a déclaré aimer, que je crie…
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Le silence et la mémoire chez Pinter : approche de la période paysagiste
Caliban, n° 15, mars 1978. « C’est Ia voix qui s’est confiée, et non pas ce qu’elle dit.Ce qu’elle dit, les secrets que tu recueilles etque tu transcris pour les faire valoir,tu dois les ramener doucementmalgré leur tentation de séduction vers le silenceque tu as d’abord puisé en eux. » « Mais si je n’oubliais…
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L’image de ce qui n’est pas — L’image de ce qui est
Cahiers Renaud Barrault, n°96, octobre 1977. Qui connaît encore le geste qui noue et dénoue vraiment, sans forme et sans ressemblance, et où la ressemblance du cheval qui prend forme n’est plus qu’une ombre à la limite d’un grand cri. Antonin Artaud On sait que la peinture a changé de statut du jour où a…
