MCP a consacré à Gertrude Stein des années de recherche et de lecture,
a sur elle écrit des articles, donné des cours et des conférences,
traduit sa pièce Doctor Faustus Lights the Lights.
Elle a passé des heures dans les bibliothèques américaines,
en particulier à la Beinecke Library de l’Université de Yale pour y consulter les manuscrits de Gertrude Stein.
En 1991 elle a soutenu une thèse de doctorat d’Etat sur le théâtre de Gertrude Stein.
- Articles
- Traduction de la pièce : « Faust ou la fête électrique »
- Thèse de doctorat d’Etat
- Texte de présentation, soutenance et rapports de soutenance
- Remerciements
- Introduction
- Chapitre I – Genèse et fortune
- Chapitre II – Le dramatique et le théâtral
- Chapitre III – Mots-figurants ou : « Représentations de mots »
- Chapitre IV – La mise en scène du nom propre ou : Gertrude Stein onomaturge
- Chapitre V – Paysage et prière ou : Des saints en actes
- Chapitre VI – Théâtralisation de l’histoire ou : La danse dans le temps
Articles
Traduction de la pièce :
« Faust ou la fête électrique »
En 1982, MCP a traduit la pièce Doctor Faustus Lights the Lights sous le titre Faust ou la fête électrique
pour sa mise en scène par Richard Foreman, dans le cadre du Festival d’Automne, au Théâtre de Gennevilliers.
La traduction de MCP a été reprise par François Ribac et Eva Schwabe pour leur spectacle Marguerite Ida et Helena Annabel Opera,
monté en 1991 à Metz et en 2000 au Blanc-Mesnil.
Faust ou la fête électrique
Théâtre/public, n° 48, novembre-décembre 1982. Gertrude Stein écrivait ses pièces, comme ses autres textes, sur de petits cahiers d’écolier, d’écolière, qu’elle couvrait à grands traits, sans retours en arrière. D’où une grande désinvolture dans la présentation : elle commence à écrire sans se soucier d’annoncer une « scène I », ce n’est qu’à la deuxième qu’elle y pense. En revanche, au début, avec application, elle suit le code qu’elle croit avoir retenu des pièces qu’elle a lues : Doctor Faustus, Mephisto, les noms des personnages sont en retrait par rapport au texte. Mais son Doctor Faustus devient vite « Faustus »,…
Lire la suiteThèse de doctorat d’Etat
MCP a soutenu sa thèse de doctorat d’Etat en février 1991 et a obtenu la mention
« Très honorable à l’unanimité avec les félicitations du jury«
Voici, en plus de la thèse elle-même, un texte de présentation, le discours de sa soutenance orale,
les rapports de soutenance rédigés par son directeur de thèse Jean Rouberol et certains des rapporteurs.
Texte de présentation, soutenance et rapports de soutenance
Présentation de la thèse
Gertrude Stein (1874-1946) a écrit jusqu’en 1946 des textes intitulés « À Play » voire même « A Five Act Play », « A Dialogue », « A Curtain Raiser ». Les premiers de ces textes datent de 1913 : textes qui tissent des fragments de conversation, des bribes de dialogues, et où passe, en…
Lire la suiteSoutenance orale de la thèse
Je voudrais, avant de m’adresser à vous, m’adresser une seconde, avec votre permission, à mes collègues et camarades de Nanterre qui m’ont fait l’amitié de venir. Nous avons appris hier la mort brutale d’une de nos amies et collègues, Colette B. Au moins, puisque nous sommes ensemble, nous pouvons partager ce deuil, Colette B. débordait…
Lire la suiteRapports de soutenance de thèse
« Gertrude Stein : Théâtre et Théâtralité » le 16 février 1991 de Marie-Claire Pasquier Mention très honorable à l’unanimité avec les félicitations du jury Jean Rouberol Monsieur Jean Rouberol, rapporteur, est heureux de voir soutenue une thèse longuement mûrie, méditée, et qui, d’emblée impose le respect et l’admiration. Ce remarquable travail est la pièce maîtresse d’un…
Lire la suiteDans sa version d’origine, la thèse est composée de deux tomes d’environ 500 pages chacun.
Pour accéder au fichier .pdf de la thèse complète :
Remerciements
Remerciements, notes, tableau des abbréviations
MARIE-CLAIRE PASQUIER GERTRUDE STEIN,THEATRE ET THEATRALITE THESE PRESENTEE A L’UNIVERSITE DE PARIS-SORBONNE, PARIS IV, EN VUE DU DOCTORAT D’ETAT sous la direction de Monsieur le Professeur Jean ROUBEROL TOME I Année 1990 Je souhaiterais dédier ce travail à quatre personnes qui ne me liront pas : LAURETTE VEZA JEAN PASQUIER JULIET BERTO DOMINIQUE LUCCIONI Remerciements Ma dette est grande envers Monsieur le Professeur Cyrille Arnavon, qui m’a accueillie à Nanterre en 1965, et envers Monsieur le Professeur Roger Asselineau, qui avait accepté de diriger un premier projet sur Gertrude Stein. Je suis très reconnaissante, il le sait, à Jean Rouberol,…
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Juliet Berto,
une des quatre personnes
à qui MCP a dédié
sa thèse.
Juliet a joué en 1977-78 dans
La Vie singulière d’Albert Nobbs, mise en scène par
Simone Benmussa,
amie de MCP.


Introduction
Introduction à la thèse « Gertrude Stein : théâtre et théâtralité ».
…no fences in between no walls to hide anything no curtains to cover anything… Everybody’s Autobiography Imaginons un champ, bien dégagé jusqu’à la lisière du bois. C’est le matin, une légère vapeur s’en dégage. Revenons à midi, par le même petit chemin qui le borde, est-ce bien vraiment le même ? Sous la chaleur du soleil qui noie les couleurs et les formes, et qui abrutit le regard, tout est si différent… Déjà on le devine : il faut revenir à l’heure de l’angélus, l’heure du peintre, du photographe, et des paysans pieux… Cézanne regardait, à toute heure du jour,…
Lire la suiteChapitre I – Genèse et fortune
Chapitre I : Genèse et fortune
And so one day all of a sudden I began to write Plays. Lectures in America Then I went to Spain and there I wrote a lot of plays. Lectures in America Something between Voodoo and bullfighting. Richard Howard Une couverture bleue. Détourée, une photo en pied (sauf qu’il manque les pieds) de Gertrude Stein, monastique, mains jointes à hauteur de la poitrine, long collier en perles de bois, comme un chapelet, robe longue et ample, stylisée sur la photo pour accentuer la ressemblance avec une austère et confortable robe de bure. Au-dessus de Gertrude Stein, en bleu sur fond…
Lire la suiteChapitre II – Le dramatique et le théâtral
Chapitre II – Le dramatique et le théâtral
Sing a song of sight. A Circular Play My voice goes after what my eyes cannot reach. Walt Whitman Song of Myself The architect of domes of sound. Herman Melville Redburn I could not see to see. Emily Dickinson Le dramatique et le théâtral, ce sont deux pôles. On le comprendra mieux, peut-être, si nous parlons de dramatisation, et de théâtralité. Le titre général de ce travail est « théâtre et théâtralité » : théâtre, en ce cas, c’est le corpus, l’œuvre écrite laissée par Stein sous le nom de « Plays ». Quant à théâtralité : ce terme reste à définir, à préciser.…
Lire la suiteChapitre III – Mots-figurants ou : « Représentations de mots »
Chapitre III – Mots-figurants ou : « Représentations de mots »
Le mot compte plus que la syntaxe. C’est avant tout des mots, sans articles d’ailleurs, qui viennent et qui s’imposent. Le temps grammatical suit, d’assez loin. Marguerite Duras, Les Parleuses There are only a few words and with these mostly always I am writing that have for me completely entirely existing being. The Making of Americans Words are shocks. Woodrow Wilson Certains mots, dans les pièces de Gertrude Stein, sont comme les personnages de la Commedia del Arte : fidèles au poste, reconnaissables, toujours le même costume. Ils apparaissent, ou plutôt ils paraissent, comme appelés par la lumière des projecteurs,…
Lire la suiteChapitre IV – La mise en scène du nom propre ou : Gertrude Stein onomaturge
Chapitre IV – La mise en scène du nom propre ou : Gertrude Stein onomaturge
Indiana Elliott. What’s in a name. Susan B. Anthony. Everything. The Mother of Us All B. Barker. What is the name of this. I adore names. At Present I make a new name, and yet every name is the same, it is always in the name. Saints and Singing Lucy Church as Edith Church. Edith Church as Edith Church. Edith Church Edith Church irreligiously and so forth. Edith Church as a memento. Edith Church as a memento. Lucy Church Amiably La fascination pour les noms propres est, chez Gertrude Stein, un cas particulier de la fascination pour les noms, et…
Lire la suiteChapitre V – Paysage et prière ou : Des saints en actes
Chapitre V – Paysage et prière ou : Des saints en actes
It is something to be able to paint a particular picture, or to carve a statue, and so to make a few objects beautiful; but it is far more glorious to carve and paint the very atmosphere and medium through which we look. Thoreau, Walden The origin of mentioning saints singing were nuns praying. The origin of nuns praying was splendid rehearsing. Saints and Singing All the saints that I made and I made a number of them because after all a great many pieces of things are in a landscape all these saints together made my landscape and it…
Lire la suiteChapitre VI – Théâtralisation de l’histoire ou : La danse dans le temps
Chapitre VI – Théâtralisation de l’histoire ou : La danse dans le temps
War-time is a time of Waiting, Noël once said. J.M. Coetzee When shall we three meet again In thunder, lightning, or in rain? When the hurly-burly’s done, When the battle’s lost and won. That will be ere the set of sun. Macbeth Time was her labyrinth, in which Hunilla was entirely lost. Herman Melville, The Encantadas Two things are always the same the dance and war. Gertrude Stein « Les guerres que j’ai vues » Notre travail s’achève. Nécessairement inachevé, puisque jamais, on l’a dit, le commentaire ne rattrape l’œuvre, ni même n’arrive à marcher du même pas. Sinon il serait l’œuvre,…
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