Remerciements, notes, tableau des abbréviations

MARIE-CLAIRE PASQUIER

GERTRUDE STEIN,
THEATRE ET THEATRALITE


THESE PRESENTEE A L’UNIVERSITE DE PARIS-SORBONNE, PARIS IV,

EN VUE DU DOCTORAT D’ETAT


sous la direction de
Monsieur le Professeur Jean ROUBEROL


TOME I

Année 1990

Je souhaiterais dédier ce travail à quatre personnes qui ne me liront pas :

LAURETTE VEZA

JEAN PASQUIER

JULIET BERTO

DOMINIQUE LUCCIONI

Remerciements

Ma dette est grande envers Monsieur le Professeur Cyrille Arnavon, qui m’a accueillie à Nanterre en 1965, et envers Monsieur le Professeur Roger Asselineau, qui avait accepté de diriger un premier projet sur Gertrude Stein. Je suis très reconnaissante, il le sait, à Jean Rouberol, Professeur à l’Université de Paris-Sorbonne, qui a accepté d’être mon Directeur pour ce projet-ci, dont l’intitulé et le contenu ont été précisés avec son accord, et grâce à ses conseils. Laurette Véza m’a, dès le début, soutenue avec enthousiasme, et c’est forte de cet élan que j’ai fini par mener à terme mon projet.

Trois bibliothèques américaines m’ont inlassablement accueillie, été après été : la Beinecke Rare Book and Manuscript Library à Yale (j’ai eu la chance d’être reçue par Donald Gallup, alors Conservateur de la « Collection of American Literature », qui m’a guidée dans ma chasse aux trésors de la « Gertrude Stein Collection ») ; la bibliothèque de SUNY Purchase, particulièrement riche en ouvrages et documents sur les arts du spectacle ; la Baker Library à Dartmouth College, Hanover, New Hampshire.

J’ai eu la chance, au cours de mes recherches, de bénéficier d’une bourse Fulbright et d’un congé sabbatique d’un semestre, et je remercie tous ceux grâce à qui ceci a été possible.

L’auteur de When This You See Remember Me, W.G. Rogers (mort en 1978), m’a présentée à Alice B. Toklas en 1966, un an avant sa mort. Je garde un souvenir ému de cette entrevue (dont j’ai fait le récit dans Le Monde en 1967, en hommage à Alice Toklas). Parmi les personnes qui ont connu personnellement Gertrude Stein et qui ont accepté de répondre à mes questions sur son théâtre, je remercie Pierre Balmain et Joseph Barry (le « Jo the Loiterer » de The Mother of Us All).

Nombreux ont été ceux et celles qui, au cours des années, m’ont aidée dans mon projet en m’indiquant la voie à suivre grâce à leur compétence dans le domaine steinien, en me lisant et en m’encourageant, ou en me faisant progresser dans ma réflexion sur le théâtre. Je les remercie tous, et particulièrement, en France, Florence Delay, Jacques Roubaud, Jacques Darras, Nancy Blake, Claude Grimal, Michel Sarotte, Geneviève Fabre, Michel Gresset, Simone Benmussa, Claude Régy, Jean-Michel Déprats. Un grand merci aussi à Corinne Fournier et à Françoise Delphy.

Aux Etats-Unis, je remercie les Steiniens que j’ai pu interviewer à loisir : Edward Burns, Ulla Dydo, Leon Katz, Catharine R. Stimpson, Wilford Leach, Larry Kornfeld. Betsy Ryan a fait un travail de pionnier qui m’a fait gagner un temps précieux. Je n’ai jamais rencontré Richard Bridgman, mais j’ai presque l’impression que c’est un ami. J’ai eu la chance de travailler avec et pour Richard Foreman, qui se désigne lui-même comme « enfant de Stein », il m’a énormément appris.

Je remercie enfin pour son incomparable soutien et sa précieuse aide logistique Judith Friedlander.

Note concernant les références et quelques problèmes de présentation

Pour ne pas alourdir le texte de notes en bas de page donnant les références, j’ai suivi un usage courant, et commode, consistant à donner les références sous forme abrégée, à la suite des citations. Par exemple : (LOP 128) ou (WIS 9) : Last Operas and Plays, page 128, Wars I Have Seen, page 9. On trouvera ci-dessous un tableau des abréviations les plus fréquemment utilisées. Les références complètes se trouvent dans la bibliographie. Pour les ouvrages moins fréquemment cités, la référence abrégée prendra une forme moins cryptique. Par exemple : Roman des origines, 77. On ne trouvera en note que des informations complémentaires, des précisions, des commentaires en quelque sorte en aparte.

Pour les références des pièces de Gertrude Stein, je cite le recueil dans lequel elles sont publiées. Je suis, pour l’essentiel, les sigles adoptés par Richard Bridgman dans Gertrude Stein in Pieces, comme le font tous les chercheurs depuis 1970, avec quelques simplifications supplémentaires. Par exemple LOP plutôt que LO&P, WIS plutôt que WIHS.

Toutes les citations sont en anglais. Pour les textes de pièces que j’analyse de près, cela va de soi, tant le son et le rythme y ont leur part. Il apparaissait comme arbitraire d’établir une différence de statut entre les textes de pièces et les autres textes de Gertrude Stein. Et, de proche en proche, de décider, parmi les auteurs cités, ceux qui étaient assez « écrivains » pour mériter d’être cités dans l’original, et ceux, simples critiques ou journalistes, qui ne souffriraient pas d’être traduits. On ne peut pas, dans l’état actuel de ce travail, le lire sans comprendre l’anglais. S’il donnait lieu à une publication, j’imagine que des traductions en bas de page seraient la meilleure solution.

Une exception paraîtra peut-être arbitraire, mais elle a sa raison d’être : pour distinguer The Autobiography of Alice B. Toklas de Everybody’s Autobiography, je donne le titre de la première en français, sous la forme l’Autobiographie. C’est un ouvrage bien connu, en français, du public français [1]. Autre décision qui pourra paraître arbitraire : le prénom de l’héroïne de Doctor Faustus Lights the Lights, prénom encombrant s’il en fût, est, suivant le contexte et pour mieux s’intégrer à ce contexte, parfois donné sous la forme : Marguerite Ida et Hélène Annabel ; parfois sous la forme : Marguerite Ida and Helena Annabel.

J’appelle le plus souvent Gertrude Stein par son nom complet. C’est un hom qui revient souvent, on s’en doute. Je ne me permets de dire Gertrude que dans quelques cas bien précis, dans le cadre d’une anecdote biographique, qui pourrait être par exemple : « Gertrude et Alice n’avaient pas de nouvelles de leur ami Virgil ». Il m’arrive aussi parfois de m’écarter de l’usage français et de suivre l’usage anglo-saxon en disant Stein. C’est quand j’ai l’occasion de jouer sur le nom de Stein lui-même, ou quand il s’agit de graver dans la pierre l’écrivain Stein. Il m’est ainsi arrivé d’écrire « Pinter et Stein », ou « Stein et Welty », « Stein et Duras » (on remarquera que Marguerite Duras est un écrivain qui a très tôt eu droit à cette distinction de se faire appeler Duras). En revanche Bob Wilson et Virgil Thomson sont toujours pourvus de leur prénom, pour les distinguer d’autres Wilson et d’autres Thomson.

Un problème qui se posait, c’est celui du genre, en français, des textes de pièces. Dira-t-on que Four Saints « a été monté » ou « a été montée » (si l’on écarte l’éventualité de « ont été montés ») ? Dira-t-on par ailleurs « à la Judson Church » ou « au Judson Church » ? Pour ce dernier cas, l’instinct, en français, qui vaut ce qu’il vaut, est d’adopter le genre du mot traduit subrepticement : cela donnera « à la Judson Church » mais « au Judson Theatre ». J’ai résolu le problème au mieux, c’est-à-dire tant bien que mal. Quand le mot « pièce » apparaît en français, le féminin suit, il en est de même après le mot « play ». Le mot « drama » commande le masculin, sinon, on suit l’instinct : « A Manoir » sera monté (ou pas), « A Circular Play » sera montée. Les titres de pièces sont soulignés, par ailleurs, comme c’est l’usage, plutôt que présentés entre guillemets.

Autre problème de présentation : allais-je dire « je », « nous », ou encore « on » ? J’ai joué sur la liberté d’employer les trois formes, en suivant quelques règles simples. Je dis « nous », à l’ancienne, quand j’entraîne le lecteur dans mon propos : « nous allons montrer », ou « comme nous l’avons vu au chapitre précédent ». « On » peut être un interlocuteur imaginaire : « on objectera que… », « on peut se demander si… ». J’utilise « je » chaque fois que je prends un risque personnel : « j’avancerai ici une hypothèse », ou quand je prends mes distances par rapport à d’autres critiques : « je ne suis pas d’accord avec l’attitude qui consiste… ». Une fois admise la liberté, elle est grande, et je glisse parfois d’une « persona » à l’autre au cours d’un même paragraphe — mais en gardant toujours conscience de ce que je fais.

Les citations de Gertrude Stein, dans leur singularité, demandaient une vigilance toute particulière. Elle leur fut accordée. L’œil s’exerce, et détecte une anomalie presque aussi facilement que s’il s’agissait de la prose de Victor Hugo ou de Chateaubriand. L’orthographe a été respectée, ainsi que la ponctuation ou, plus fréquemment, son absence. Une erreur est toujours possible ? C’est hélas vrai.

Dans la bibliographie, je m’aligne sur deux usages anglo-saxons. Pour parler d’un article dans un recueil, ou d’un chapitre dans un livre, j’utilise « in ». Pour désigner le responsable d’une anthologie, d’une correspondance ou d’un recueil, j’utilise le nom suivi de « ed ». Exemple : BURNS, Edward, ed., Letters of Gertrude Stein and Carl van Vechten.

Tableau des abbréviations

Textes de Gertrude Stein (ou recueils)

ABTThe Autobiography of Alice B. Toklas
BTVBee Time Vine
BWBrewsie & Willie
CAPComposition as Explanation
EAEverybody’s Autobiography
FIAFour in America
GHAGeographical History of America
GPGeography and Plays
GSFRGertrude Stein’s First Reader
HTWHow To Write
LCALucy Church Almighty
LIALectures in America
LOPLast Operas and Plays
MOAThe Making of Americans
NOTYA Novel of Thank You
OPOperas and Plays
PPPortraits and Prayers
UKUseful Knowledge
WAMWhat Are Masterpieces
WISWars I Have Seen
YCALThe Gertrude Stein Collection, Yale Collection of American Literature

Tableau des abbréviations (autres ouvrages)

ACGEudora Welty, A Curtain of Green and Other Stories
AlbeeLiliane Kerjan, Edward Albee
CCJames R. Mellow, Charmed Circle
CRBCahiers Renaud Barrault
DWHenry Cabot Lodge, Daniel Webster
FSSHenry James, Fifteen Short Stories
GSDonald Sutherland, Gertrude Stein: A Biography of Her Work
GSCVVEdward Burns, ed., The Letters of Gertrude Stein and Carl Van Vechten
GSPRichard Bridgman, Gertrude Stein in Pieces
GSTABetsy Alayne Ryan, Gertrude Stein’s Theatre of the Absolute
HPPIDaniel Arasse, L’Homme en perspective : les primitifs d’Italie
IWSBob Wilson, I Was Sitting on my Patio…
LSVPeter Handke, La Leçon de la Sainte-Victoire
LTMKJ.M. Coetzee, Life and Times of Michael K
MPMichel Butor, Les Mots dans la peinture
PRIThe Paris Review Interviews
PrimerRobert Bartlett Haas, ed., A Primer for the Gradual Understanding of Gertrude Stein
PSClaude Lévi-Strauss, La Pensée sauvage
RABRobert Bartlett Haas, ed., Reflection on the Atomic Bomb
RBRBRoland Barthes par Roland Barthes
RTH« Reply to Hayne » (cf. note 17, p. 846)
TVirgil Thomson by Virgil Thomson
VTLMKathleen Hoover & John Cage, Virgil Thomson’s Life and Music
MPAnthony Tommasini, Virgil Thomson’s Musical Portraits
WFB J.M. Coetzee, Waiting for the Barbarians

[1] A propos de The Autobiography of Alice B. Toklas, les critiques américains citent ce texte dans l’édition originale de 1933, comme je ferais à leur place, et comme j’avais commencé par le faire. Cette édition étant pratiquement introuvable en France, j’ai finalement préféré citer dans l’édition que tout le monde aura probablement en main, la première édition de poche publiée par Vintage Books (A Division of Random House), New York, en 1955 (rééditée en 1960).


Comments

Laissez-nous un commentaire