Rue Villedo, 7 mai 2020
Il se passe toujours quelque chose.
Echafaudages au dernier étage depuis plusieurs mois. Deux hommes en haut, un avec un haut rouge, l’autre est noir. En bas, un homme casqué …
Plein soleil, et deux cordes parallèles jusqu’au trottoir, qui permettent de descendre du matériel : l’homme d’en bas tient la corde, dépose le paquet, la corde remonte, nouveau paquet : d’abord deux gros sacs de plâtre ou débris, puis une planche, qui fait du bruit en se fracassant par terre, une corde enroulée, un bâton, etc.
Le dernier étage est fait de petites cahutes individuelles, à toit pointu, bien séparées, avec une fenêtre ou fermées par un rideau de fer.
L’une, proche de la rue de Richelieu, s’ouvre et, oh, surprise, en sort une jeune fille aux longs cheveux noirs. Que fait-elle ? Elle a sorti un miroir, genre glace à trois faces, qu’elle a accroché à la paroi, et apparemment, elle se coupe les cheveux, enfin s’en occupe, d’une façon ou d’une autre. Ne s’inquiète de rien d’autre. Elle me tourne le dos, je ne verrai pas sa figure.
Amusant le contraste entre les travailleurs du bâtiment et la jeune coquette : deux univers, à seulement quelques mètres de distance, et tout ça à hauteur du toit !
Quand elle rentre, on voit qu’elle doit sauter pour atteindre le plancher, la fenêtre est en hauteur.
J’ai du mal à trouver le terme exact pour ces petites cahutes : cabanons, édicules, clochetons ? Rien ne convient. Cela ressemble très exactement à ce que fait un enfant si on lui demande de dessiner une maison : deux murs, une base, et un triangle pour dessiner le toit. Avec une porte au milieu.
Après mille recherches, je trouve « lucarnes à pavillon », c’est ce qui ressemble le plus. Ou encore charpentes mansardées ou « à la Mansart ». Ou lanterneaux. Ou encore « combles brisés ». Directement en saillie sur le toit de zinc.
On va opter pour « lucarnes à pavillon ». Sur les images, c’est bien ça, c’est exactement ça.

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